Mowgli et Simba, comme Kratos, ils ont le M

Un soir de novembre, classique, la sortie du boulot, il fait nuit et il fait froid. Comme depuis trois jours, je vais prendre les transports avec du PNL dans les oreilles, mais là je vais enfin les voir en live. Il fallait donc nécessairement que j’intercale PNL dans ma playlist actuelle où Hamza et les trappeurs Future et Young thug sont au front.

Peace n lové

Un soir de novembre, classique, la sortie du boulot, il fait nuit et il fait froid. Comme depuis trois jours, je prendre les transports avec du PNL dans les oreilles, mais cette fois-ci je vais enfin les voir en live. Il fallait donc, nécessairement, que j’intercale PNL dans ma playlist actuelle où Hamza et les trappeurs Futur et Young thug sont au front.
PNL, Paix et argent en français, est  très régulièrement titulaire dans ma playlist depuis 2015. C’est un duo de frères, issus de Corbeille-Essonnes, enfants des cités sclérosées par le système Dassault (Paix à son âme) qui sévit dans cette ville.
Donc ça fait deux ans que je suis tombé par hasard sur leur clip “Je suis PNL”. Au début je trouvais les clips très bien réalisés, les instrus planantes mais les paroles ne me semblaient pas casser des briques et les voix vocodées me laissaient dubitatif. Mais par curiosité je me laisse embarquer dans leur monde, je télécharge donc “Le monde Chico”. Clairement cette écoute à été déterminante, je commence à comprendre leur univers, et je les trouve vraiment bon dans leur registre de rap planant mais très terre à terre.

Deux années et deux albums plus tard, comme beaucoup je suis séduit par l’aspect planant de leur musique, le réalisme froid des paroles, qui exposent les états d’âme des dealers de cité. Les deux frangins, sans détour, nous dépeignent la vie de cité dans sa grande dureté, sa fatalité mais également toute la fraternité qui peut y exister.
La fraternité c’est un thème récurrent dans l’univers de PNL, déjà parce que N.O.S et Ademo sont frères et en outre, depuis un an, leur clips constituent une mini-série avec comme acteurs principaux les gars de leur cité. On a très peu d’informations sur l’équipe derrière eux, mais leur communication laisse filtrer qu’ils travaillent énormément avec les gars de leur entourage proche.
PNL fait donc du business entres frères et avec leurs frères d’autres mères.Ils ont trouvé  le nom de label idoine, QLF pour Que La Famille. Le label dans cette même logique de faire croquer les gars de la cité, produit exclusivement des jeunes talents des tarterêts.

 L’ennui de la première partie

J’arrive donc à Bercy, je rejoins des potes et mes frères – nous aussi on est QLF. On arrive dans la fosse, on attend pour la première partie  qui est assurée par des artistes du label. J’en connais certains de nom et sont globalement des sous-PNL, des duos qui rappent avec beaucoup de vocoder, des références à la drogue, au Mexique et aux films sur la drogue. Le problème c’est qu’en les écoutant on ne peut s’empêcher de comparer. Aucun de ces artistes n’a la subtilité musicale des frangins, ni le charisme et l’alchimie que partagent N.O.S et Ademo. On commence à s’impatienter, c’est une première partie qui fait l’effet de longues bandes annonces de mauvais films. Le dernier artiste passe, puis on a le droit à un interminable entracte. C’est la première fois que j’assiste à un concert et qu’on a le droit a un entracte et le comble est que celui-ci dure plus de trente minutes.
Le public s’impatiente, crie pour que les héros des Tarterêts arrivent sur scène.
C’est le moment que je trouve intéressant pour analyser le public, la salle s’est clairement remplie depuis mon arrivée au concert, pour être pleine au bout de 30 minutes d’entracte.
Premier constat, les frangins du 91, remplissent un Bercy et c’est fort. La salle se compose de beaucoup de jeunes, une majorité écrasante,bigarrée.
PNL semble toucher la jeunesse Française dans sa globalité, sans distinction d’origine ethnique ou sociale. Il y a également quelques personnes dont l’âge est un peu plus avancé dont je fais partie, probablement des geeks de rap comme moi  séduits par l’univers de PNL.

 Le show bien filoché

La scène s’illumine au centre un rideau cachait un énorme cœur anatomique, qui était en couverture de leur premier album. A l’arrière un énorme grand écran affichent des motifs grandiloquents.
Enfin les deux frangins arrivent sur scène en rappant sur un de leur titres phares : “Dans ta rue”.Déjà là on se prend tous une gifle, on commence a être dans le concert avec l’apparition denos premiers frissons. S’enchaînent alors les titres les plus emblématiques, avec une mise en scène différente mais subtile pour chacun des sons ; que cela soit par les couleurs, les écran et surtout le cœur qui fait l’objet d’effet visuel différents chacun des sons.
Comme sur leurs couvertures d’album qui illustre leur voyage depuis la Terre vers d’autres planètes, Chacun des sons nous permet de voyager sur une planète différente, on a l’impression d’avoir le pouvoir de téléportation de Songoku et de partir visiter la planète Namek ou la planète Vegeta, ou simplement de traverser la Porte des Étoiles..

Ils s’arrêtent nous parlent, il nous disent qu’ils sont chauds pour une partie de jeux vidéos. Il se mettent en face d’une borne d’arcade, et sur les grands écrans, on a le droit à l’écran d’accueil d’un jeu appelé “Dans la Légende”, un des meilleurs sons de leur dernier albums.
L’écran d’accueil a ce graphisme propres aux jeu de l’époque des consoles 32 bits, Megadrive ou Super Nintendo.
Le son commence et le jeu aussi, c’est un street of rage avec N.O.S et Ademo qui combattent les dealers rivaux. C’est le moment le plus what the fuck, au sens positif, de la soirée. On est tous sous le charme, surpris et on kiffe sur la musique. Le concert suit son cours avec toujours autant de virtuosité dans la mise en scène, ponctuée d’apparitions des acteurs principaux de leur mini série.

Epilogue

On arrive a la fin, on finit sur NDA, le son emblématique symbole de la réussite de l’équipe QLF.
Le concert fut une expérience intéressante, parce que la qualité du son à Bercy offre une expérience grandiloquente Au niveau des morceaux pas de déception malgré ‘interprétation au vocoder. C’était un show qui conclu le travail effectué depuis deux ans par ce groupe qui règne sur le rap Français. Il est tout de même à noter que la fin du concert est assez équivoque puisque N.O.S conclut par un “A bientôt, peut être..”. Qui laisse à penser à une fin de carrière ou une suite  Mais si c’est bien la fin, ils ont alors su sortir de la plus belles des manières !

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