Avis KamSérie – 01 Entre nouveauté et série sous-coté

Bonjour à tous sur ce nouveau concept les Kaméléons vont vous proposer au cours des mois à venir une recommandation de 3 à 5 série par mois. Ces séries pourront être des nouveautés, des séries considérés comme sous coté ou des série nostalgie que les Kaméléons auront envie de remettre au goût du jour.  Chaque série sera faites avec un synopsis, un lien vers une bande annonce youtube, un avis et une notation selon 3 critères : Note des persos, note de l’intrigue, note de l’ambiance/décors visuel et musicale de la série.

On aurait pu vous proposer Jujutsu Kaisen, Jupiter Legacy, Invincible ou Falcon et The Winter Soldier mais on a préféré vous parler de série un peu « sous-coté » et peu exposé. Les recommandations du mois sont :

YASUKE

Synopsis:

L’histoire se base sur un personnage historique du nom de Yasuke. Il était un ancien esclave africain qui a vécu au XVIe siècle et qui est devenu samouraï au Japon. Originaire du territoire des Bakongos, Yasuke a servi sous le règne d’Oda Nobunaga.

Dans un Japon féodal déchiré par la guerre, un ronin à la retraite doit de nouveau dégainer son épée afin de protéger un enfant que les forces des ténèbres veulent éliminer.

Avis:

L’anime « Yasuke » s’inscrit presque comme un hommage à un personnage historique jusqu’à récemment méconnu, le fameux samurai noir du même nom, qui a servit sous les ordres du célèbre Oda Nobunaga, reunificateur du Japon.
L’histoire ce déroule principalement 20 ans après la chute du trône d’Oda dans un Japon féodal qui laisse place à la magie mais aussi à ma grande surprise au robot, un anachronisme que j’ai trouvé très mal intégrées à l’univers, non pas que le mélange des genres fantaisie/mecha, soit proscrit (ça avait très bien marché dans « Vision d’Escaflowne, un classic au demeurant) mais par manque de cohérence.
Après cette parenthèse « mechanique », venant en au format, 6 épisodes de 30 minutes, je pense que cela est dû au calcul qualitatif, quantitatif par rapport au budget, on reste dans la stratégie de Netflix qui est de proposer le plus d’animes (un produit audiovisuelle relativement facile à produire par rapport au série) possible tout en gérant son budget, ce qui à conduit à une production du studio Mappa (comme effet d’annonce c’est pas mal) dont l’animation est correct, il y a de beau combat sans aller jusqu’à égaler leur triple A de ce début d’année « Jujutsu Kaisen », globalement je dirais que l’animation est correct.
Niveau scénario l’anime est loin de révolutionner le genre, on a un antagoniste qui cherche plus de pouvoir face à nôtre héros un ronin qui dans sa quête pour retrouver son honneur de samurai devra protéger une petite fille, sur le papier c’est presque l’histoire du film « 47 Ronins » et c’était déjà pas top. Les habitués du genre ne trouveront aucune surprise ici, le fait le plus marquant aura sans doute été le personnage principal en lui même, de part son origines, on se souviendra sans peine du désormais iconique « Afro samurai » dont l’anime était quand même bien au dessus qualitativement parlant, mais cela reste rare, c’est donc une initiative qui colle à la politiques de représentativité Netflix et qui est à encourager, je finirais sur ces quelque mots de Kalash dans la musique « Rouge et Bleu », « rarissime comme un négro oscarisé » 😉

Note Perso : 6/10

Note Scénario : 5/10

Note Ambiance/Décor : 7/10

Note : 6/10 à retrouver sur Netflix

Par Cheickus

 

FOR LIFE

Synopsis:

Accusé à tort de meurtre et envoyé en prison à vie, Aaron devient avocat depuis sa cellule et se sert de sa nouvelle activité afin d’aider ses compagnons mais aussi prouver son innocence. Sa quête de liberté est motivée par son désir désespéré de retrouver sa famille et de récupérer la vie qui lui a été arrachée.

Avis:

du fait que cette série soit inspirée de faits réels nous declenche une certaine empathie pour le personnage principal. Les flash-back présents dans certains épisodes nous permettent de comprendre plus profondément les protagonistes. Le personnage de 50Cents est le personnage qu’on aime détester. Bien évidemment il y a aussi ce personnage de second plan à qui on s’attache et qu’on ne veut pas voir mourir … en globalité « For Life » est une très bonne série; on peut se dire « oh encore une série sur les prisons du déjà vu » et puis finalement on se laisse prendre au scénario au fur et à mesure des épisodes, on s’attache aux personnages et on veut tous connaître ce qui va arriver à Wallace et aux autres. Vraiment très bonne série !

Note Perso 9.5/10
Note Scénario: 9/10
Note Ambiance/Décors:  (c’est une prison mdrrrr) je mets 8/10

Note : 9/10 à retrouver sur TF1 et Salto

Par Kiki

 

 

COUNTERPART

Synopsis:

Employé de bas-étage dans l’antenne berlinoise de l’ONU, Howard Silk se lamente sur sa vie. Il est bloqué à un poste absurde depuis trente ans et sa femme est dans le coma après avoir été renversée par un véhicule.

Avis:

Counterpart on suit Howard Silk employé de bas niveau d’une agence internationale basée à Berlin. Il va découvrir que l’agence est une façade qui gère les relations entre deux mondes à priori identique. Série de science fiction mais c’est le propos est plus sur l’espionnage et les rapports ‘géo politique’ entre les deux univers. Les personnages sont doublés dans les deux mondes avec des personnalités différentes, les acteurs sont excellents mention spécial a J.K Simmons qui joue le personnage principal. la série a été annulé au bout de 2 saisons.

Note Perso : 8/10

Note Scénario : 9/10

Note Ambiance/Décors : 7/10

Note : 8/10 à retrouver sur OCS

Par Bondak

 

 

VEEP

Synopsis:

Après une ascension fulgurante, la sénatrice Selina Meyer perd les primaires de son parti pour l’élection présidentielle américaine. On lui demande finalement à la dernière minute de servir son pays en tant que vice-présidente (VP ou « Veep ») des États-Unis. Elle accepte donc, pensant mener ses projets.

Avis:

Veep est une série typiquement HBO dans le qualitatif et sur le meilleur format (10 épisodes de moins de 30 min) comme pouvait l’être Ballers (une autre série comique de HBO avec The Rock). Chaque personnage est super bien travaillé,  antipathique at attachant à la fois par leur bêtise. Julia Louis-Dreyfus qui incarne Selina Meyer est parfaite dans ce rôle elle est trash et exécrable avec ces collaborateurs, très gauche, c’est un peu une Michael Scott au féminin (The Office). La trame scénaristique est excellente , simple mais toujours prête à mettre les persos dans des situations plus que génante et drôle. Chaque moment de cette série est un moment de « génance » ultime ce qui la rend encore plus hilarante. Et si vous avez aimeé The office vous allez adoré VEEP.

Note Perso: 9,5/10

Note Scénario : 8/10

Note Ambiance/Décors : 8/10

Note : 8,5/10 à retrouver sur OCS

Par Kesank

La mort de Giscard d’Estaing vue par la Génération Y

Valérie Giscard d’Estaing une autre victime de l’année 2020 vu et raconté sous le prisme des Kaméleons. Avec Sophiane aux manettes et Malik et Kelly pour l’assister.

 

Bonne écoute à vous

Fake it ’till you make it!

Par Fatine, Blogueuse

1- Génération millennials, digital natives

Les millennials (ou génération Y) sont nés entre les années 1980 et 2000. Ils font partie de ceux qui utilisent le plus les réseaux sociaux avec la génération Z (née à partir de 2000). Certains en sont totalement dépendants, passant parfois des heures à scroller, liker, publier des contenus et autres stories.

 Qu’est ce qui les motive à y passer autant de temps, à y dévoiler leur vie, et parfois à y épier celle des autres ? Pourquoi cette course effrénée à la pseudo-notoriété, parfois très éphémère ? Devenir un modèle, être adulé, être quelqu’un aux yeux des autres quel qu’en soit le prix, voici le nouveau credo de cette jeunesse plus influençable qu’influenceuse.

Génération X, Y face aux écrans

Une jeunesse qui a le sentiment que sans reconnaissance, même virtuelle, elle n’est rien, elle n’existe pas. Alors chacun(e) ira de sa petite bouche en cul de poule sur des selfies qui frisent parfois le ridicule et abusera des filtres bien entendu pour vendre encore plus de rêve. La fiction dépasse cette fois-ci la réalité.

Ceux qui ignorent tout de vous et dont pourtant vous attendez avec la plus grande impatience les réactions, les signes d’affection, les messages privés, nourrissent ainsi l’illusion d’être connu et reconnu et donc, d’être.
Ces gamins (parfois fragiles) finissent par s’y perdre jusqu’à devenir quelqu’un qu’ils ne sont pas réellement. Ils s’acharneront pourtant à un travail quasi quotidien visant à donner l’illusion d’une vie parfaite, d’être heureux et de multiplier les activités hédonistes.
Vendre du rêve, oui, mais pourquoi, à qui et surtout à quel prix ?

2- Il était une fois le royaume de Facebook…

Mark Zuckerberg, inventeur de la version numérique de la flaque d’eau de Narcisse comme l’écrivait très justement le brillant écrivain et aventurier Sylvain Tesson.

Son créateur a su faire de Facebook, réseau qui se veut social, une véritable addiction. Des histoires d’amour y naitront, des amitiés s’y noueront, des échanges d’opinion s’y opposeront. Chacun est ainsi en mesure d’y dévoiler des bribes de sa vie qu’il pourra partager avec ses proches et surtout avec des inconnus, s’il le souhaite.
A chaque publication des réactions sont désirées, souhaitées, espérées.
Un « j’aime », un commentaire, ou, graal suprême pour l’égo, un partage de publication est attendu comme la venue d’un messie, provoquant ainsi un véritable shot d’adrénaline.

Quand la lumière bleue hypnotise

En revanche le manque de réaction à une publication peut aussi provoquer une démotivation, une baisse de moral profonde, un début de perte de confiance en soi selon les auteur(e)s. Et c’est bien là que le bât blesse.


3- Télé-réalité ou télé-virtualité ?

Instagram, Snapchat et Twitter ne sont pas en reste. On s’aventure sur les réseaux sociaux comme on s’aventure dans une vie annexe, une vie virtuelle mais qu’on aime à penser réelle.
Internet devient l’outil idoine au narcissisme. On en use et en abuse jusqu’à parfois l’écœurement. Tout le monde se rêve influenceur, veut avoir sa communauté dédiée, le plus grand nombre de followers possible et être enfin appelé par des marques pour promouvoir leurs produits et, objectif ultime, être reconnu in fine dans la rue.
L’instagrameur, le youtubeur, bref la star des réseaux sociaux veut exister coûte que coûte parce qu’elle sent cette pression nouvelle que lui impose la société, celle qui consiste à devenir connu pour prétendre exister.

A l’heure de la télé-réalité où n’importe quel quidam peut accéder à la célébrité, voire à la richesse presque du jour au lendemain, il est difficile de convaincre un jeune qui, à la question : « qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? » vous répondra : « je veux être une star », que la gloire et la reconnaissance s’acquièrent par le travail et l’obstination, et évidemment que « star » n’est pas un métier…
Pourtant nombreuses starlettes de ces émissions y trouveront là la poule aux œufs d’or, multipliant les tournages, touchant des cachets plus que démesurés et profitant de la notoriété accordée pour user des réseaux sociaux afin de faire des placements de produits très généreusement rémunérés par les marques.

La célébrité, l’argent facile… Pourquoi un jeune qui aurait grandi avec ce modèle de vie déciderait d’emprunter une autre voie, sûrement moins fun, moins rémunératrice que celle qui paraît si accessible ? Pourquoi ce même jeune qui vit dans une région reculée de France, qui n’a jamais ou très peu voyagé, se priverait de vacances gratuites, au soleil et à l’autre bout du monde, tout en étant rémunéré ?
Quel est ce nouveau modèle, ce nouvel idéal que l’on vend à nos jeunes et qui paraît si aisément accessible ?
Et qui sont ceux et celles qui décident un jour de dire adieu à leur anonymat et souvent à leur dignité et d’y participer ?

Echantillon des émissions de téléréalité françaises

Rien n’est naturel, tout est calculé, calqué sur les autres. Les pantins de la télé-réalité se concurrencent pour devenir celui ou celle dont on parlera le plus, qui fera le plus grand buzz, positif ou négatif. Une seule obsession, qu’on parle d’eux, en bien ou en mal, peu importe. Ceux qui sont aux commandes savent manipuler les ficelles pour faire de leurs pantins ventriloqués les acteurs consentis de leurs sinistres scénarios. Les profils de candidats retenus sont toujours les mêmes. Du véritable copier-coller. A force de regarder ces émissions les téléspectateurs qui souhaitent ou rêvent d’y participer un jour, imitent sans arrêt les mêmes comportements, usant et abusant des mêmes expressions débiles, des mêmes mimiques, des mêmes intonations, plaçant des « frère » et des « en fait » à tout bout de champ, presque à chaque phrase, même quand ça n’a aucun sens. Un véritable supplice pour notre si belle langue française qui morfle silencieusement.

Certains candidats iront de leur « j’ai une grosse personnalité » pensant ainsi se démarquer, inquiéter ses concurrent(e)s, se faire remarquer. La vérité c’est que ça ne veut rien dire, absolument rien. Chacun a une personnalité qui lui est propre, avec ses qualités, ses défauts et ses traits de caractère qui font qu’on se distingue les uns des autres. Avoir une « grosse personnalité » dépend de l’appréciation de chacun et n’est pas forcément une chose positive si cela consiste à être un gros connard, un déclencheur de clash inutile ou un protagoniste de relation mielleuse et insincère.

En utilisant cette phrase l’idée principale c’est de dire « ne m’emmerdez pas, je suis sauvage, je ne me laisse pas faire », sachant bien que les règles au sein de ces émissions sont strictes et interdisent formellement toute violence physique sous peine d’exclusion.
Envoyez-moi tout ça dans le 9.3… On en rediscutera après.

Les filles, lèvres et poitrines refaites, maquillées à outrance, bimbo sur le déclin, et les garçons, véritables publicités pour les salles de sport, bourrés aux protéines, alimentent le stéréotype déjà bien établi des participants de ce type d’émission.

Le danger est que beaucoup les considère comme des modèles et sont persuadés que c’est dans la norme de leur ressembler d’un point de vue esthétique. Les clones se reproduisent à vitesse grand V se faisant souvent aider par le bistouri habile d’un chirurgien. Des chirurgiens qui profitent allègrement de leurs patients « célèbres » pour, se faire connaitre, augmenter leur patientèle et profiter de cette manne financière.

En visionnant certaines de ces émissions je m’interroge : Ont-ils des parents ?
Il parait que certains parents sont fiers de voir leurs progénitures à la télé, même dans ce style d’émission. Il y en a même qui y feront certaines apparitions « surprises » nourrissant sans doute ainsi l’idée de vivre un quart d’heure de célébrité par procuration.
D’autres parents en revanche doivent sûrement être catastrophés. Difficile d’empêcher un adulte, majeur et responsable, de participer à une émission de télé-réalité de ce type si c’est son choix.

Ces participants sont donc prêts à tout pour qu’on parle d’eux, pour se démarquer : vivre une fausse histoire d’amour, se clasher « violemment » les uns avec les autres, créer des histoires…
Je me suis toujours demandé ce que ça donnerait si l’on jetait un de ces clasheurs du dimanche, grande gueule uniquement quand les caméras tournent, au beau milieu d’une cité. Là où tu n’ouvres pas trop grand ta bouche sauf si tu sais vraiment ce que tu fais et qui tu es, là où tu ne fais pas le malin. Les vrais « personnalités » se révèleraient à coup sûr et provoqueraient certainement l’hilarité collective.

Ancienne candidate de la téléréalité devenue célèbre

Mais qui sont ceux qui regarde la télé-réalité ? Savoir que certains d’entre eux ont débuté cette « carrière » à 20 ans et continuent de vendre leur image, leurs histoires d’amour bidons et leur clash en carton passé 30 ans me questionne sur ce qui est devenu un business juteux et bien huilé pour les candidats les plus aguerris. Ceux-là sauront profiter de cette manne financière inespérée pour devenir propriétaire, créer leur entreprise et se transformer en véritable hommes/femmes d’affaires, ce qu’ils n’auraient sûrement jamais acquis sans emprunter ce chemin.

Il y a ceux qui regardent ces émissions avec beaucoup de recul, de détachement, juste pour se distraire, se divertir, arrêter de réfléchir le temps d’une émission et bien sûr, très souvent pour se moquer des participants. Pourquoi pas ? Rien de mal à cela en tout cas.

En revanche, et c’est bien là le drame, il y a aussi ceux qui ne ratent aucune émission, qui sont totalement fans de certains des protagonistes, les suivant sur les réseaux sociaux et idolâtrant leur personnalité dont ils emprunteront mécaniquement, à force de les voir et les entendre, les expressions et les attitudes. Les clones entrent en gestation et vont bientôt voir le jour… Ces derniers rêvent de les remplacer un jour, de réussir leur casting et entrer enfin dans la « famille de la télé-réalité », cercle relativement fermé duquel personne ne veut céder sa place.
Ceux qui y parviendront reproduiront à leur tour les mêmes schémas, les mêmes histoires prévisibles, gagnant ainsi la notoriété tant souhaitée. Et l’histoire se répète…

Beaucoup d’entre eux sont en réalité des personnes fragiles, tristes, voire dépressives, et détestent profondément leur vie. Cette « fausse vie », ou vie de substitution ponctuelle, sorte d’échappatoire à une vie monotone qui semblait toute tracée, peut leur permettre d’accéder à tout ce qu’ils n’ont jamais eu : célébrité, argent, reconnaissance.

Mais, à quel prix ? Celui de s’y perdre sans doute. Celui de s’ignorer totalement, d’en perdre sa véritable identité, d’être catalogué à jamais. Celui d’avoir le sentiment d’avoir à montrer chaque jour un visage qui n’est pas le sien à cette communauté qui espionne, guète, surveille et juge parfois, observant chaque faits et gestes de l’autre côté de l’écran.

4- Tu m’follow, j’te follow

Qu’en est-il du follower, celui qui suit virtuellement d’autres personnes sur les réseaux ? Qui est-il ? Pourquoi suivre un ou une inconnue l’intéresse tellement ? Qui gagne-t-il ? Suivre la vie d’inconnu est-il nécessaire à l’assouvissement d’une curiosité étrange ?

Le follower est souvent juste une personne curieuse, quelqu’un qui suit pour se tenir informé sur l’actualité, qu’elle soit people, politique ou autre. Aujourd’hui un maximum d’informations passe par les réseaux sociaux alors ne pas y être présent pourrait compliquer son accès. Parfois le follower aime suivre la vie de star car ça lui permet de s’évader, de rêver, avec parfois un sentiment de vivre sa vie par procuration ou simplement pour se divertir et rester au fait de chaque actualité. Rien de malsain ou d’étrange dans ces perspectives.

Le follower/influenceur et le follower tout court ont souvent en commun ce que tous ceux qui passent trop de temps sur les réseaux sociaux ont : se comparer aux autres. Le follower peut aussi être dans le même temps influenceur. Il suit d’autres comptes et se compare ou « emprunte » des idées. L’imitation, dit-on, serait l’expression la plus sincère de la flatterie. L’imitation peut aussi provenir d’un manque flagrant de personnalité. S’inspirer oui, copier c’est un autre débat !

Qui a la vie la plus belle, la plus trépidante, intéressante ? Qui vit dans l’opulence, possède une belle voiture, a beaucoup d’amis et fait souvent la fête ? Qui fait des choses intéressantes et qui reste sur le carreau ? Qui est beau, au corps sculpté et à l’apparence physique parfaite ?

La comparaison, surtout physique, peut parfois amener à des comportements destructeurs. Les filtres et Photoshop étant les escroqueries les plus utilisés pour paraitre sous son meilleur jour, certains et surtout certaines perdent toute confiance en elles, se trouvant trop laides ou pas assez sophistiquées comparativement aux personnes influentes qu’elles suivent et qui abusent largement de ces aides. Certain(e)s se dirigeront vers la chirurgie esthétique pour essayer de ressembler au mieux à ce qu’ils pensent être la nouvelle norme. Nous avons même vu des personnes se présentant dans des cabinets de chirurgie esthétique en demandant à subir des opérations qui leur permettraient de ressembler à ce à quoi ils ressemblent quand ils utilisent un filtre… Oui, nous en sommes arrivés là.

Mais pourquoi choisir de se laisser influencer par des inconnus et pourquoi se mettre en compétition avec le virtuel, l’irréel ?
La génération actuelle, celle qui a grandi avec les réseaux, qui n’a pas d’élément de comparaison d’une vie sans internet, doit inévitablement en souffrir.

5- La course à l’information et les théories complotistes

 

Gérald Bronner, sociologue et auteur de La démocratie des crédules explique brillamment cette course effrénée à l’information et ses enjeux. Il y développe notamment la situation de concurrence sur le marché de l’information et comment la presse décide ou non de diffuser une information, même incertaine, si elle pense de manière quasi certaine que la concurrence va la publier. Les réseaux sociaux et internet de manière générale sont avant tout des niches informationnelles. On y trouve de tout, des articles les plus recherchés et fournis aux fake news, véritables socles pour les théories complotistes les plus absurdes.

Nous l’avons vu récemment avec la fausse arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès. L’information consistant à confirmer l’arrestation de ce dernier a fait tous les gros titres de tous les médias français, sauf un. Le magazine de presse écrite La Provence privilégiera la prudence en utilisant le conditionnel et surtout en ajoutant un point d’interrogation rédempteur à la fin du titre choisi, soulevant ainsi le doute sur l’arrestation réelle ou supposée.
Ce signe de ponctuation heureux le distinguera ainsi de tous ses concurrents et lui permettra non seulement de gagner en notoriété mais contribuera également à le distinguer des autres médias par son sérieux et son professionnalisme.

Il est l’un des principaux supporters de Donald Trump qu’il a reçu et fait intervenir sur sa chaine web, ce qui lui a permis de gagner en notoriété. Les fake news (ou fausses informations, dont l’appellation anglaise a largement était médiatisée par Donald J. Trump) proviennent de partout. Des rumeurs insistantes, ou même de pures inventions qui inondent rapidement la toile où elles se répandent comme une trainée de poudre.
Alex Jones, fondateur d’InfoWars, devenu une célébrité aux Etats-Unis en relayant et surtout en créant lui-même toutes sortes de théories conspirationnistes, a inondé et continue d’inonder la toile des théories les plus absurdes, souvent en phase avec ses idées très prononcées d’extrême droite. Il a construit tout un empire autour des fake news, ce qui lui a rapporté des milliers de dollars avant de voir un beau jour tous ses comptes sur les médias sociaux disparaitre presque simultanément.
Twitter et d’autres ont clôturé ses comptes qu’ils considèrent dangereux car diffusant un grand nombre de fake news.

Sans doute lucide sur l’incohérence des propos tenus par Jones, on ne verra jamais le Président des Etats-Unis le pointer de l’index en articulant un de ces fameux « you’re fake news! », bien conscient de l’importance numéraire des auditeurs de Jones et grappillant au passage les voix d’un électorat déjà conquis.

Ajoutons à cela les platistes, (personnes qui sont convaincus que la terre est plate et qu’on nous aurait menti), et on peut conclure qu’on touche le fond du fond.

6- Fais semblant jusqu’à ce que ça fonctionne

Ces stars du virtuel nourries de rêves garrottés retrouveront sans doute un jour l’anonymat qu’ils ont tant cherché à fuir et qui leur fait peur.
Que deviendront-ils alors ? Comment accepter de passer de tout à rien, d’être et de ne plus être ? Qui les aimera alors et pour combien de temps ?

Beaucoup, il est certain, ne s’en relèveront pas. Ils sombreront dans la dépression, ne sachant plus qui ils sont, ou ne supportant pas ce retour à l’anonymat, allant parfois, et l’histoire l’a montré, au suicide.

D’autres, en quête d’une nouvelle identité ou d’une identité retrouvée, réussiront leur retour à l’anonymat, peut-être parfois avec l’aide de psychologues ou de psychiatres.
L’avenir me laisse imaginer que ces derniers ont de beaux jours devant eux et que leur cabinet ne désempliront pas.

Alors cette vie virtuelle dont l’objectif de célébrité devient l’unique antienne, va-t-elle perdurer ? Qu’en sera-t-il des générations futures ?

Au vu des dangers et du temps souvent perdu sur les réseaux sociaux faut-il envisager de les interdire ? Serait-ce alors considéré comme un obstacle à la liberté individuelle, à de la censure ? Ou est-ce simplement aux parents de mieux surveiller, d’expliquer et d’intervenir ? Et comment faire quand les parents eux-mêmes, aussi accrocs que leurs enfants, recherchent eux aussi cette notoriété, dirigeant parfois leurs propres enfants vers cette voie afin de la vivre à travers eux ? Comment faire quand ces mêmes parents sont hypnotisés par cette fameuse lumière bleue qui émane de chaque écran et qui retient toute leur attention comme le ferait une maîtresse ou un amant ?

Il faudra, il est sûr, ne pas tarder à se pencher sur les potentiels dangers sous-jacents à internet et évidemment à la course à la célébrité, sous toutes les formes évoquées.
Ils existent bel et bien et peuvent s’avérer dramatiques. Les quelques suicides d’anciennes stars déchues en sont la preuve. Le retour à la réalité peut vite tourner au cauchemar pour certains, les conduisant à une perte d’identité et les précipitant vers une dépression dont il est difficile et long de sortir.

Nous sommes tous conscients que sur Internet nous pouvons faire de très mauvaises rencontres, que ce soit sur des sites ou sur les réseaux sociaux.

Nous observons des jeunes être victimes de cyber-harcèlement, subissant ainsi une pression constante, 24 heures sur 24, de l’école à la maison, de la maison à l’école, sans discontinuer et ne trouvant donc aucun répit, détruisant ainsi des jeunesses, des innocences, des familles…

Nous témoignons de l’éclosion de nouveaux concepts comme « Ficha93 », « Ficha92 » et bien d’autres, dont l’objectif est de publier des photos ou vidéos de jeunes filles nues (évidemment sans leur consentement) afin de « les afficher » en public, ruinant encore des vies, humiliant et fragilisant leurs victimes.

Nous voyons des tweets et autres écrits resurgir des années après leur publication et conduire à sa perte son auteur(e) en se retournant contre lui/elle car nous le savons, les écrits restent et nombreux sont celles et ceux qui en ont déjà fait les frais.

Les médias, les parents, les pouvoirs publics, les réseaux sociaux et chacun de nous a un rôle à jouer à son échelle.
Les dangers potentiellement encourus sont désormais bien connus et laissent place à un débat plus que jamais ouvert.

Pour conclure quand on sait que ces émissions ont une forte audience, on se dit que la télé-réalité a encore de beaux jours devant elle et que les candidat(e)s ne manqueront pas. Quant aux réseaux sociaux il ne faudrait pas que cela devienne les réseaux « cas » sociaux. Il faut les utiliser à bon escient pour savoir s’en prémunir et surtout être pédagogue auprès des plus jeunes quant à leur utilisation et aux dangers potentiels environnants.

Alors, fake it until you make it, syndrome de l’imposteur ou art de la manipulation et de la confiance en soi ?

AASK le debriref – OM vs OL: l’olympico de la tristesse

Debrief de ce triste match OL-OM entre un marseillais et un lyonnais , beaucoup de dépit, et de dégout après le match malgré un brin de soualgement de vous savez qui . Kelly  et Chris au Mic pour le debrief de la purge.

Bon écoute à vous

 

 

 

 

AASK le debrief – La LDC is back 2020/2021 ??

Debrief du Tirage au sort de la Ligue des champions entre joie , déception et espoir avec Hazem AKA  » le King du Five » , Malik AKA « le crocodile Dundy du 95″ et Kelly  AKA  » Monsieur Zero point en LDC »

Bonne écoute à vous

AASK 26 – No Racismo no ?

Les Kameleons vous parlent de leur point de vue sur le racisme et la discrimination dans le football en servant de la polémique Alvaro/Neymar/Sakai comme loupe sur ce problème plus que sportif mais sociétal.

Avec la participation de Chris , Malik et Kelly sur ce podcast

 

Bonne écoute  ?

Le covid une épreuve de force qui a mis en lumière tous les caractères humains

Nous sommes au mois de décembre et ce truc apparait en Chine ; on entend vaguement parler de ce nouveau virus mais c’est encore loin ! Petit à petit l’épidémie se propage. Je m’étais dit « et puis merde c’est loin de toute façon, et ils ont déjà eu le SRAS et d’autres trucs ». Ça se répand en Asie, même réflexion ! Et vint le tour de l’Italie, et là on se pose des questions, mais on est dans le déni : « de toute façon leur système de santé est merdique à cause de la mafia, ils ne savent pas gérer ». Et puis un jour ça arrive dans l’Oise, en Picardie… pardon, les Hauts-de-France je voulais dire. Et ça sent le roussi.

Nous avons tous regardé les films avec les épidémies, et rapidement ca tourne au vinaigre avec des pillages, des scènes de guerre, l’armée partout. Et à la fin, un mec trouve The VACCIN qui va sauver l’humanité et un mec stock dira « we rebuild ».

San Andreas, WB, 2015

Déception totale ! Ça a commencé par une pénurie de PQ (le seul moment où ça se rapprochait des scènes décrites auparavant), et THE CONFINEMENT ! Le truc qui a rendu timbré la moitié de la planète. On télétravaille ! C’était d’une chiantitude incommensurable ! C’est à ce moment là qu’on voit les branleurs ! Ceux qui passent leur temps à faire croire qu’ils ont une charge de travail titanesque. Mais bizarrement, le rythme s’est accéléré : il faut revoir tous les calendriers, se réadapter à la situation blablablabla. Les Team call conf s’enchainent à n’en plus s’arrêter, sans parler des scènes cocasses avec les bébés chouineurs, ou le conjoint passant l’air de rien en calbar Disney avec une certaine proéminence du ventre à la suite d’une inactivité prolongée.

Et puis on s’emmerde aussi pendant le confinement, avec des pensées profondes, voire philosophiques du style « s’il pleut, est-ce que Robocop rouille ? et dans le sable il fait comment ? ». Et vient le temps des enchaînements des memes sur les réseaux sociaux ; ils me sont sortis par tous les orifices. Tellement on s’emmerde, on parle à n’importe qui de connecté sur Messenger, même une connaissance de l’école primaire ! Les semaines passent et les conversations se raccourcissent ; difficile d’avoir une vie à la Jack Bauer quand tu tournes en rond entre ton salon, ta chambre, la cuisine et les toilettes.

Coffin meme, on a tous la musique en tête !

Je n’ai même pas envie de parler de la gestion de crise par le Gouvernement, « c’est trop facile de juger après la bataille », car nous « étions en guerre ». En même temps qui pouvait prédire cette pandémie mondiale en dehors du reptilien-illuminati Bill Gates ? Cependant là où ça a merdé, c’était pendant le premier tour des élections municipales, où tous les partis politiques ont forcé Macron à les maintenir, sans parler du Conseil Constitutionnel qui a fait le mort (en même temps avec des mecs du 4ème age on n’est pas loin). J’ai pas mal de connaissances qui font de la politique locale et j’ai pu avoir, une fois de plus, la confirmation que dans la politique il n’y que des enflures : lundi « allez voter c’est le devoir citoyen » ; mardi « restez confinés ». LOL !

Le problème du respect du confinement a donné du grain à moudre aux médias ! Les excités de la gâchette ont réussi à faire LE fameux lien avec l’islamisme ou encore la banlieue isolante : « En Seine-Saint-Denis, il y a beaucoup de cas, parce que les musulmans et les racailles ne respectent pas le confinement » blablabla. A croire que dans ces territoires il n’y a que ces personnes qui y résident… Bref, je ne vais pas faire un cours de démographie pour dire qu’il y a en grande partie des personnes qui occupent des emplois à risque pendant cette période : cassiers, agents d’entretien, gardiennage, ramassage des ordures, livreurs, personnel soignant, etc. Combien d’entre eux sont tombés au « champ d’honneur » durant cette « guerre » ? Peut-être faudrait-il un monument aux morts avec la mention « mort pour la France ». En revanche dès qu’un parisien allait se pavaner sur les quais au moindre rayon de soleil  apparent  on disait « ils n’ont pas pu résister à la tentation de prendre un bain de soleil ». Et les coureurs du dimanche on en parle ? J’aimerais les voir courir un marathon aujourd’hui sans faire une crise d’asthme dans les cents premiers mètres, celui qui se foire se retrouve au mitard !

Bref, maintenant que toute cette polémique est terminée et que le déconfinement est achevé, un nouveau monde fait surface. Nan je blague, ça va se tasser et ça va être la même chose qu’avant ! On parle de violence policière, encore, alors qu’on en a toujours parlé. J’ai voulu faire la liste mais c’est trop long et la flemme, va chercher sur google tu seras surpris ? ! Sans parler du débat sur le racisme de la police. NOOOOON la police n’est pas raciste, il y a des bons et des mauvais partout, mais on peut se poser la question du traitement de ce problème par les hauts responsables et surtout des moyens humains et matériels ainsi que des paradigmes relatifs à la sécurité intérieure (police de répression ou de protection ?). On part dans un débat avec des dialogues de sourds entre les personnes racistes et des militants antiracisme dont parfois les positionnements sont douteux. Et Maryam Pougetoux de l’UNEF on en parle aussi ?

Faites gaffes à vos oreilles, je vais sortir les violons. Aujourd’hui plusieurs questions se posent sur notre société et plusieurs réponses sont à apporter ; non seulement par le Gouvernement mais aussi par la société civile. La fermeture des frontières nous interroge sur nos méthodes de consommation. Est-il réellement nécessaire de consommer des avocats importés par avion depuis le Mexique ? LeTemps, journal suisse, a posé plusieurs questions de ce type à des experts (lien ici). Si nous continuons à penser ainsi après un coup de frein à main à l’économie mondiale c’est qu’on a rien compris. Si les trois quarts des pays ont confiné leur population, c’est qu’ils avaient moyen financiers de le faire ! Donc la prochaine fois que j’entendrai que les caisses de l’Etats sont vides pour financer la santé, l’éducation ou d’autres truc plus importants encore je sortirai la carte magique des aides aux entreprises ; on me rétorquera alors qu’on a tout utilisé pour le covid-19.

Pour terminer, je tiens à saluer, en plus du personnel de santé, toutes les personnes qui ont pris des risques insensés pour aller travailler durant cette période. Nous connaissons tous une personne qui a pris des risques non seulement pour elle et aussi pour sa famille afin de maintenir un minimum de service durant cette période difficile pour tout le monde. Nos pensées à toutes les victimes.

Cachez cette religion que je ne saurais voir

Par Fatine, Blogueuse

1- Quand l’histoire s’en mêle

L’Islam est apparu au VII siècle en Arabie. Portée par la voix de son prophète Mohammed cette religion s’étend à travers le monde jusqu’à être embrassée aujourd’hui par environ 2 milliards de fidèles.

Tout comme les deux autres religions monothéistes, le Christianisme et le Judaïsme, elle a ses particularités.

Elle se base sur ses 5 piliers, les commandements divins : La Shahada (profession de foi), la prière 5 fois par jour, la Zakât (l’aumône), le pèlerinage à la Mecque pour ceux et celles qui sont en bonne santé et qui en ont les ressources financières et enfin le jeûne du mois de ramadan pour ceux et celles dont la santé le permet.

Elle intrigue tout autant qu’elle inquiète et les récents événements de par le monde ont largement participé à la rendre équivoque, effrayante, dangereuse. Les attentats de New York en 2001 éclabousseront son image et la dénatureront de son essence.L’Islam est resté pendant longtemps une religion connue mais dont on ignore finalement tout.

L’image du musulman se dessine alors dans l’imaginaire collectif et devient cet homme portant une grosse barbe empêchant de deviner une partie de son visage, aux traits agressifs, au sourire absent et à l’air inquiétant. Il porterait de jour comme de nuit une longue djellaba blanche avec un pantalon au-dessous. Il aurait 3 voire 4 femmes qui vivraient toutes sous le même toit, partageant ainsi les corvées domestiques et l’éducation des nombreux enfants résultant de ses unions. Toutes ses femmes seraient voilées bien entendu, vêtues de noir, couleur de la discrétion, et soumises et obéissantes. Le chef de famille est physiquement violent quand il le juge bon et/ou nécessaire, et les femmes qui reçoivent ses coups ne mouftent pas pensant bien les mériter. Evidemment le chef de famille ne travaille pas mais bénéficie allègrement des allocations et autres aides versées généreusement par cet état qui pose sur lui un regard plein de jugement. Ses femmes ne travaillent pas non plus. Pas question de les mêler à la présence d’autres hommes. Elles vivotent, entre tâches ménagères et enchaînement des grossesses.

Qui a fabriqué cette image ? Une image qui s’immisce doucement, dangereusement, insidieusement dans les esprits de ceux qui ne les connaissent pas, ne les côtoient pas, de ceux qui s’en méfient comme de la peste parce qu’ils jugent qu’ils vivent à un autre siècle, qu’ils sont rétrogrades et n’ont pas leur place dans la société française.

Qui blâmer ?

Les médias ? Les politiques ? Les terroristes ? Les musulmans eux-mêmes ?

La liste des coupables peut s’avérer bien longue.

Je ne nie pas le fait qu’il existe des hommes polygames chez les musulmans, tout comme il en existe chez les mormons, ou chez d’autres personnes en France et ailleurs, et que la société nommera avec bienveillance les « poly-amoureux ».

C’est pourtant exactement le même principe. Les poly-amoureux, tout comme les polygames, vivent avec plusieurs partenaires, ont souvent des enfants avec chacun d’entre eux/elles et tout se passe exactement de la même manière sauf qu’ils ne sont pas musulmans. On dira donc d’eux que ce sont des poly-amoureux, des personnes qui s’aiment à plusieurs. La société a inventé un mot rien que pour eux, chanceux qu’ils sont. Le terme est doux, positif presque. Tout paraît sain, normal quand on change la sémantique. Mais alors pourquoi ce traitement de faveur ?

Pourquoi cette pratique très répandue chez les mormons aussi (branche de la communauté Chrétienne, non reconnue par les églises, vivant principalement aux Etats-Unis mais pas que) ne soulève t-elle pas l’indignation dans un pays où pourtant la polygamie est officiellement interdite ?

Pourquoi le musulman polygame ne serait-il pas lui aussi considéré comme poly-amoureux ?

Certainement parce qu’il est musulman, reconnaissons-le.

Ah ! le musulman ! Souvenez-vous, c’est l’homme potentiellement violent, aux 4 femmes, à la barbe hirsute et à la djellaba blanche… Celui qui marche systématiquement avec un Coran sous le bras et travaille à convertir tous ceux qu’il croise !

Inutile de souligner le caractère ironique de ces dernières phrases, vous m’aurez compris.

Pendant longtemps ce fut pourtant cette image du musulman, cette idée qui prédominait dans l’esprit de beaucoup. Peut-être que ça l’est encore dans une majorité d’esprit.

Je le sais car il suffit d’échanger avec les personnes qui sont dans votre quotidien pour en prendre conscience. Je me souviens qu’une fois mon bac en poche j’ai décidé de faire un emprunt bancaire pour poursuivre mes études à l’étranger. Je suis la procédure réglementaire et prends rendez-vous avec mon banquier (homme blanc d’une quarantaine d’années, il est bon de le préciser). C’est une petite banque de quartier ; donc les banquiers connaissent bien chacun de leurs sociétaires. Le mien sait que j’ai un grand frère qui suit des études dans le supérieur. Je lui explique mon projet et avant même d’arriver au bout il m’interromps pour dire « je vois, le garçon c’est papa qui lui paye ses études et vous comme vous êtes JUSTE (il insiste sur le juste) une fille vous devez vous débrouillez ! C’est comme ça dans les familles maghrébines, on donne tout aux garçons et rien aux filles ».

Sa conclusion m’a scotchée. Il a déduit de lui même que si je demandais un prêt c’est parce que mon père refusait de payer mes études, pour seul motif que je suis une fille, que ma place était sans doute, dans sa tête, à la maison. Cela n’avait évidemment rien de vrai. Il ignorait que mon frère cumulait les petits boulots parallèlement à ses études et que moi aussi je voulais, comme à mon habitude d’ailleurs, JUSTE me débrouiller seule.

A à peine 18 ans comment lui expliquer calmement qu’il est dans le faux, que son raisonnement est tellement erroné que je ne saurai même pas par où commencer pour lui ouvrir les yeux sur ses clichés, ses idées reçues, ses inepties ? Je ne dirais rien, emportant avec moi les insultes qu’il aurait méritées, et préférant annuler ma demande et quitter son bureau dont l’air m’était devenu irrespirable.

Pourtant je suis bien consciente que quand la réalité n’est plus réfutée elle devient un dogme mort. Mais est-ce mon rôle de faire son éducation, d’expliquer, de prouver, de justifier ? Cette énergie, est-ce vraiment à moi de la déployer ou est-ce plutôt à lui de s’ouvrir à l’extérieur, de retirer ses œillères et de se laisser aller à la découverte de cette vie qui l’entoure ?

2- Silence, ici on tue !

En 2017 une partie du monde s’émeut de la situation des Rohingya, cette minorité musulmane, qui vit en Birmanie (aujourd’hui appelé Myanmar) et qui est victime de persécutions massives. La Tatmadaw (armée birmane) est actuellement accusée d’avoir commis des actes génocidaires contre cette minorité entre 2016 et 2017.

Point de départ supposé de cette histoire : une guérilla se revendiquant des Rohingya aurait attaqué des gardes frontières ainsi que des policiers birmans faisant alors une trentaine de morts. En guise de représailles, des centaines de milliers de Rohingya seront exécutés, violés, torturés par la représentation militaire. Pour fuir les massacres plus de 700 000 Rohingya se réfugieront au Bangladesh, pays voisin.

Ce peuple a été chassé de ses terres, torturé et assassiné dans des circonstances atroces, inhumaines et tout cela dans une impunité totale. Il faudra des années pour que les médias s’emparent de leur sort.

Entre temps des milliers de rohingyas ont été déplacés, forcés à l’exil pour les plus chanceux ou exterminés pour les autres, sans ménagement. Ceux qui prônent paix, amour et compassion sont les auteurs de cette campagne de désaffection des rohingyas menée tambour battant auprès du peuple, et souvent, ils en sont aussi les principaux meurtriers et/ou violeurs, avec l’aval des forces militaires et du gouvernement birman il va s’en dire.

Les moines bouddhistes, leaders religieux très respectés dans le pays, à qui on aurait donné il y a quelques années encore, le bon Dieu sans confession, nourrissent une haine à l’égard de cette minorité. Ils mèneront sans relâche des actions de propagande dans tout le pays visant à provoquer peur et haine des musulmans. Le musulman devient donc un danger aux yeux de la population. On l’imagine voulant convertir de force les bouddhistes (majoritaires en Birmanie) à l’Islam et gare à ceux qui refuseraient cette conversion !

Au fur et à mesure des déplacements la propagande fait son chemin dans les têtes et pas question de se laisser faire ou de permettre aux bouddhistes d’épouser des musulmans, la mixité et le métissage étant les dernières choses souhaitées. La théorie du grand remplacement s’immisce peu à peu dans les esprits y provoquant, crainte, peur et consternation. La réponse du gouvernement et des leaders religieux : l’éradication totale par le génocide ou l’éloignement par la force.

Aung San Suu kyi, Cheffe de l’Etat birmane, prix Nobel de la paix en 1991, escroc parmi les escrocs n’évoquera même pas le sujet sauf quand la pression internationale sera trop forte et que la plainte déposée par la Gambie la contraindra à prendre enfin la parole sur ce sujet.

ROHINGYA – BIRMANIE

C’est la Gambie, petit Etat de l’Ouest de l’Afrique, qui déposera une plainte pour génocide en novembre 2019 devant une juridiction internationale et qui précipitera la représentante birmane à venir s’expliquer.

Les décideurs birmans, dont l’intelligence obtuse provoquera un véritable génocide, ne seront pas inquiétés, ni par l’Etat birman ni par la Communauté Internationale qui, bien qu’au fait du drame qui est en train de se jouer, ne prendra pas de réelles mesures visant à faire stopper sur le champ ces crimes et en punir de la plus grande sévérité leurs auteurs.

Cela ne vous rappelle t-il rien ? Les Ouïgours font depuis peu la une de l’actualité. Il s’agit de la minorité musulmane de Chine. A l’heure actuelle, hommes, femmes, enfants sont internés, enfermés dans des camps qu’aucun journaliste n’a encore réussi à infiltrer. Evidemment le gouvernement chinois est au courant puisque c’est lui qui diligente l’opération « redressons-les par la violence et façonnons-les à notre image ». L’objectif étant le suivant : Les « dé-musulmaniser ». Les faire embrasser par force la religion dominante en Chine et en faire de parfaits Chinois, citoyens obéissants et malléables, à leur image.

Nous savons que les Ouïgours sont battus, dénutris et subissent un lavage de cerveau quotidien visant à les vider de leur essence, les priver de leur identité propre. Ils sont d’abord kidnappés, souvent sur dénonciation, et perdent ainsi logement, travail et biens personnels.

Les témoignages de rescapés sont encore rares mais beaucoup de ceux qui réussiront à en sortir, quitteront manu militari la Chine avec un traumatisme qui les poursuivra tout au long de leur vie.

Tancer le malheureux, l’humilier jusqu’à le dégoûter de sa propre identité, jusqu’à ce qu’il finisse par embrasser la leur, sans réelle conviction mais pour garder la vie sauve et recouvrer sa liberté physique. Le gouvernement chinois est dangereux, capable de manipuler, de décider pour chaque citoyen ne laissant aucune place au libre arbitre et privant ainsi chacun du droit le plus précieux, le plus inaliénable, celui à la liberté. Liberté de conscience, liberté de choix, liberté d’être. Tout cela n’a pas sa place dans l’Empire Céleste où chaque pensée semble dictée.

Pour les Ouïgours comme pour les Rohingya je n’entends pas les voix s’élever, les peuples se soulever, dénoncer, objecter, manifester… S’indigner derrière un écran est important, car cela permet de propager l’information mais les décisions et les sanctions ne relèvent pas du bon vouloir du peuple mais des grandes instances internationales. Si l’ONU, bien qu’ayant diligentée une enquête en 2018 sur la situation des rohingyas et obtenu toutes les conclusions confirmant le sort qui leur est réservé, reste mutique et fait preuve de la plus grande dissonance cognitive qui soit, ma question est simple : pour quelle raison ?

Deux minorités musulmanes sont persécutées et victimes d’un génocide, au XXIème siècle, et dont tout le monde connait désormais l’existence et le sort. Comment expliquer que leur situation ne provoque de sa part aucune réaction ? Serait-ce toujours aux associations et aux humanitaires de venir en aide aux peuples oubliés, aux minorités en souffrance ? Puis-je me laisser aller à imaginer que des victimes musulmanes auraient moins d’importance, de valeur, que d’autres victimes non musulmanes ? Que pour beaucoup leur génocide permet de rétablir une sorte d’équilibre dans la balance des crimes perpétrés partout dans le monde par Daech ?

J’essaie toujours de faire preuve d’objectivité, de me tenir éloignée de tout sentiment de victimisation et de ne jamais céder aux conclusions hâtives. Ceci étant, admettons que parfois la valeur d’une vie change selon l’oeil qui la regarde.

J’aimerais interdire à mon cerveau d’aller jusqu’à cette réflexion qui me déplaît fortement mais c’est plus fort que moi, les faits lui donne raison. Alors comme d’autres l’ont fait avant moi je les accuse. J’accuse car « Le silence est un aveu » comme le disait Euripide.

La France peut s’émouvoir durant des jours, voire des semaines, de la mort d’un Johnny Hallyday mais rester tout à fait stoïque face au sort réservé à des milliers de personnes dans un pays bien trop éloigné du sien. Elle peut aussi pleurer Jacques Chirac et voir ses sujets se recueillir sur sa tombe alors qu’ils ne l’ont jamais connu. Je ne dis pas que c’est insensé, juste surprenant. Comment l’esprit fonctionne t-il ? Pourquoi s’émouvoir plus du décès d’une personne qu’on n’a jamais connue personnellement que de celui de milliers d’autres, innocentes de surcroît ?

3- Deux poids, deux mesures

Le débat autour de : « doit-on donner une tribune médiatique à Eric Zemmour ? » m’amuse autant qu’il m’inquiète.

Il m’amuse car nous sommes dans une démocratie. Libre à chacun de prendre la parole publiquement, qu’elle soit nauséabonde, insultante ou même raciste. Il peut s’exprimer sous couvert de la liberté d’expression et je peux le poursuivre en justice sous couvert d’avoir jugé ses paroles racistes, diffamantes ou incitant à la haine.

En revanche, j’attends alors de la justice qu’elle se montre juste et que les sanctions prévues par la loi s’appliquent.

Il m’inquiète parce qu’il est inéquitable. On interdit, depuis un certain nombre d’années, la parole publique à Dieudonné et à Alain Soral devenus les bêtes noires des plateaux télé. On leur reproche, à juste titre, d’avoir tenu des propos incitant à la haine vis a vis de la communauté juive.

E. Zemmour a quant à lui tenu maintes et maintes fois des propos incitant à la haine raciale, gravissimes, à l’endroit des musulmans, principale raison de vivre du garçon, et a été condamné par la loi. Pour autant il est toujours bien présent dans les médias.

Qu’est-ce qu’on peut en déduire ? Simplement que les prérogatives changent selon la personne ou la communauté attaquée.

C’est après avoir eu tout le loisir de vomir sa haine de l’Islam, en plein direct, sur la chaine d’information LCI, que RTL le remerciera. Il gardera néanmoins sa place sur Paris Première et pour le récompenser de sa sortie de route sur LCI on l’engagera même sur CNews, lui offrant ainsi une tribune quotidienne.

Pourquoi pas ? Il faut reconnaître qu’il représente un courant de pensées, qu’un certain nombre de personnes épousent ses idées et le considère comme un porte-voix.

Il suffit d’ailleurs d’un seul coup de pied dans la fourmilière pour s’apercevoir qu’il a déjà enfanté d’un Hossam (Jean) Messiha, d’une Elisabeth Lévy, d’une Zineb El Rhazoui et de bien d’autres, tous biberonnés à la haine du musulman et toujours prêts à investir les plateaux télé pour relayer et diffuser les mêmes discours de haine anti-musulmans.

Pour ma part rien ne me force à écouter Eric Zemmour ou à regarder son visage étrangement haineux. En revanche, face à lui je souhaiterais voir et entendre des contradicteurs plus incisifs, et surtout je pense indispensable que lors de ses interventions une équipe se charge sérieusement de vérifier ses propos, qui sont très souvent d’énormes fake news – chacun sait que cet homme adore refaire l’histoire – et puisse ainsi apporter les précisions appropriées aux téléspectateurs, et ce, de manière systématique.

Quand on permet à des discours de haine ou visant à diviser nos concitoyens d’avoir pignon sur rue, pourquoi s’étonner ensuite d’apprendre qu’un homme se précipite aux abords d’une mosquée pour tirer sur des fidèles venus prier, laissant ainsi deux septuagénaires dans un état grave ? La haine appelle à la haine.

L’Islam, le voile, les musulmans, sujets omniprésents au sein de nos médias participent au matraquage médiatique dont les conséquences sont prévisibles, presque attendues.

Comment feindre l’étonnement quand un lavage de cerveau quasi quotidien s’opère en toute tranquillité au sein de ces mêmes niches informationnelles ?

 Pour en revenir à Soral, Zemmour et Dieudonné je dirais que le deux poids, deux mesures prend tout son sens avec l’exemple de ces trois protagonistes.

 Je suis sincèrement et profondément attachée au principe de liberté d’expression mais pas quand celui-ci s’applique à géométrie variable.

Ce traitement de faveur accordé à E. Zemmour soulève un problème d’iniquité dans le sort réservé aux « intellectuels » et autres leaders de courant de pensée.

Tout cela favorise donc un climat qui tend à accroître un sentiment de discrimination.

De deux choses l’une : soit nous permettons à chacun d’accéder à une tribune publique, quel que soit le discours, tout en étant conscients des risques juridiques potentiellement encourus, soit nous fermons définitivement cet accès à ceux qui ont déjà « dérapé » et ont été condamné par la loi pour des propos incitant à la haine.

Le constat amer que nous faisons aujourd’hui en France est le suivant : selon la communauté ciblée le traitement réservé à celui qui tire les flèches diffère.

L’équité est un bien grand mot qui au regard des événements récents a perdu son sens.

4- Maintenant quoi ?

Faut-il explorer les événements actuels et même passés comme fatalistes ? En finira t-on un jour avec le terrorisme, celui de Daesh, celui qui nuit à l’Islam, la fausse de sa véritable identité ? Ce terrorisme niais qui saborde l’identité musulmane et dont l’un des objectifs serait de créer des guerres civiles partout dans le monde et de prendre ainsi le pouvoir ? Diviser pour mieux régner, n’est-ce pas ?

LA RÉFLEXION APPELLE A LA RAISON – FEA

Dans le cas du terrorisme religieux l’atavisme familial est parfois même questionné. Comme si on devenait terroriste de père en fils, d’oncle en neveu ou même de mère en fille. Une histoire qui se répéterait ad vitam aeternam.

S’agirait-il là d’une espèce d’hérédité ? Une destinée à laquelle il serait difficile, voire impossible d’échapper ? C’est ce qu’on aimerait parfois nous faire croire.

Plions-nous un instant à un exercice en utilisant une uchronie.

Imaginons que les auteurs des attentats de 2015 ayant frappés notre si belle France soient franco-français et athées. Imaginons qu’à l’instar des vrais auteurs ils tuent en masse, respectant eux aussi un agenda et des lieux bien déterminés. Seul le mobile change. Ils ne tuent pas par idéologie religieuse, en tout cas ce n’est pas ce qu’on essaie de nous faire croire. Ils tuent pour créer le chaos, provoquer la peur, semer le trouble, détruire l’ordre établi. C’est la définition même du terrorisme. Comment seraient-ils perçus par l’ensemble des Français ? Oseraient-on les appeler terroristes ? Comment, dans ce cas précis, le cerveau comprendra et analysera les faits ? Qu’on l’admette, toute perception change selon l’identité de l’auteur. Par identité je veux dire origine et religion. Du malade aux troubles psychotiques appuyés on passe au terroriste fanatique selon son identité. Le traitement  médiatique qui sera alors réservé aux coupables ne sera plus le même, la peine de prison non plus.

Qu’est ce que ça dit ? Simplement que de l’identité d’une personne découle tout un tas d’idées reçues, de certitudes. Qu’aujourd’hui il ne fait pas bon d’être musulman et que beaucoup gardent cette information cachée, au travail notamment, et parfois même au sein de leurs propres cercles d’amis. La crainte d’être jugé, mal perçu, ou de voir les comportements changés avec soi, accentue la volonté de rester discret.

L’Islam, par la faute de certains médias, de leaders politiques et bien sûr par celle des terroristes qui tuent en son nom, a été sévèrement maltraitée au cours des dernières décennies.

Rendons-lui justement toutes ses lettres de noblesse.

Et si, malgré l’acharnement de ces derniers à tenter de la vider de son essence et à ternir son image, des milliers de personnes continuent à se convertir de par le monde et que l’Islam demeure la deuxième religion qui compte le plus de fidèles sur terre, c’est bien que l’homme est capable de réflexion.

Il est capable d’aller chercher l’information, de l’analyser jusqu’à la comprendre sans pour autant se convertir bien entendu mais pour être au moins en mesure d’avoir une opinion objective, qui lui est propre, dictée par personne d’autre que lui-même.

C’est en faisant preuve de curiosité, d’ouverture, en allant vers l’autre, en échangeant les uns avec les autres et en essayant de comprendre que l’on apprend et que l’on peut passer du « je pense » à « je sais ».

Préférer se convaincre de savoir tout en restant en réalité dans l’ignorance est l’un des pires dangers qui nous guettent. Soyons attentifs et restons conscients.

AASK le debrief – PSG VS OM: le retour du vrai classico ?

Debrief sur le Classique ou Classico pour les puristes entre Marseillais avec la présence exceptionnelle de Bondak sur ce podcast et de Kesank toujours la victoire mais rarement dans la défaite. Des problèmes techniques liés à la défaite du PSG nous aura empêché de pouvoir avoir nos amis parisiens avec nous ce soir.

 

 

AASK 25 – Plus de diffuseurs, moins d’argent dans le porte monnaie ?

-Arrivée de Téléfoot dans le monde des diffuseurs en France , quel impact sur le foot et les consommateurs

-L’évolution dans le foot : changement, VAR, penalty , que penser de cela

-L’arrivée d’un nouveau membre dans la team AASK avec Chris  « Toguro » près à délivrer ses analyses accompagné d’Hazem le tactico-tacticien et Kesank au commentaires